Archives de catégorie : Education, Pédagogie, Ecole

Appel à candidatures : bourses pour enseignants – école d’hiver 2023, d’été 2024

UNE ÉDUCATION CIVIQUE À PLUSIEURS ÉCHELLES POUR L’ESPACE EUROPÉEN DE L’ÉDUCATION

La formation d’hiver « Une éducation civique à plusieurs échelles pour l’espace européen de l’éducation » offre une expérience éclairante et enrichissante pour repenser le programme scolaire et rénover les pratiques, les méthodologies et le matériel de classe dans tous les domaines disciplinaires et à tous les niveaux scolaires, à partir d’une perspective innovante sur la condition et l’action civique, qui renforce et revigore les approches « critiques » et « actives » de l’expérimentation pédagogique du XXe siècle.

Informations générales sur le cours

La formation est soutenue par le programme Erasmus+ de l’Union européenne, dans le cadre du projet Jean Monnet de formation des enseignants « Multiscale EU« . Elle est ouverte aux enseignants en poste de tous les niveaux scolaires, de la CITE 1 à 4 (primaire, secondaire de 1er et 2nd cycle, post-secondaire non supérieur), et de tous les pays de l’UE. Le programme du cours est conçu pour favoriser des échanges avancés et une interaction engagée avec les conférenciers du cours et entre les participants eux-mêmes, le long d’un programme immersif de trois jours en présence qui permet également des activités supplémentaires dans le cadre magnifique et verdoyant du parc de Villa Casana à Novedrate, près du lac de Côme. Les activités du cours et l’hébergement des participants sont assurés par les structures de l’Université eCampus. Le cours adopte une politique délibérement « multilingue » : les langues de travail dépendront strictement des compétences des participants sélectionnés et viseront à valoriser toutes les ressources en matière de langue maternelle disponibles dans le groupe de participants. À l’issue de la formation d’hiver, vous recevrez un certificat attestant de votre participation. Voir ci-dessous pour un calendrier détaillé du programme de formation.

Procédure de candidature et bourses d’études

La formation d’été Multiscale EU recherche des participants de tous les pays de l’UE qui sont des enseignants en poste dans l’enseignement primaire, secondaire ou post-secondaire non tertiaire. Jusqu’à 30 bourses sont disponibles pour couvrir tous les frais de participation : les frais de voyage sont remboursés jusqu’à 200€, les frais de scolarité sont entièrement abolis, l’hébergement et la subsistance sont directement offerts sur le campus universitaire.

La soumission des candidatures est ouverte du 28 août 2023 au 5 novembre 2023 (mais lisez ci-dessous la communication très importante du 17 octobre 2023 et ici la liste des boursiers sélectionnés pour l’école d’hiver 2023; ici en revanche la liste des boursiers sélectionnés pour l’école d’été 2024) via ce formulaire en ligne (l’interface est en anglais mais chacun peut rédiger ses réponses dans une des langues officielles de l’UE). Les candidats seront informés de leur statut de boursier, de suppléant ou de non-boursier immédiatement après l’échéance par courriel. La liste des boursiers sera aussi publiée sur cette page en ligne du Centre de Recherche qui promeut l’initiative.

ATTENTION, COMMUNICATION IMPORTANTE

Nous avons déjà reçu plus de 730 candidatures (17 octobre 2023). Étant donné que les bourses disponibles pour cette session d’hiver de notre initiative de formation ne sont que 30, d’une part, et que les frais de voyage continueront d’augmenter dans les prochaines semaines, d’autre part, nous avons décidé ce qui suit :

  • nous sélectionnerons les 30 lauréats des bourses de l’école d’hiver parmi les candidatures que nous avons reçues d’ici demain, 18 octobre 2023 ;
  • nous communiquerons et publierons en ligne les 30 lauréats sélectionnés d’ici la fin de cette semaine : nous demandons à tous ceux qui seront sélectionnés de confirmer officiellement leur participation d’ici le 25 octobre – en cas de non-réponse, nous procéderons à la sélection d’autres candidats ;
  • nous organiserons une édition printemps/été de notre initiative de formation, toujours à Novedrate, en offrant 30 nouvelles bourses ;
  • nous sélectionnerons les lauréats des bourses printemps/été parmi les candidatures recueillies dans le cadre du présent appel, qui restera ouvert jusqu’à la date limite officielle (5 novembre 2023) ;
  • nous vous invitons d’ores et déjà à participer à une initiative de formation en ligne que nous avons décidé d’offrir à tous les candidats – l’initiative débutera par une réunion en ligne que nous programmerons à deux dates différentes afin de faciliter la participation de tous. A cette occasion, vous aurez la possibilité d’explorer avec nous les différentes opportunités de formation et de didactique que notre projet peut vous offrir, à vous et à votre école : après la réunion, tous les enseignants intéressés pourront concevoir et soumettre une expérimentation spécifique en classe que nous certifierons comme heures de formation structurée, une fois mise en œuvre, dûment documentée et après discussion de ses résultats avec nous.
    Nous communiquerons les dates des réunions en ligne dès que possible, mais nous pouvons prévoir qu’elles auront lieu en novembre.

La procédure de sélection est effectuée par l’équipe du projet européen Multiscale sur la base des critères suivants :

  • Admissibilité : les candidats doivent être des enseignants en poste au niveau CITE 1 à 4 dans l’un des systèmes scolaires et éducatifs nationaux de l’UE.
  • Volonté de questionner et améliorer ses propres compétences civiques, dans la pratique professionnelle et en tant que citoyen(ne).
  • Cohérence de la motivation personnelle avec les objectifs du projet européen Multiscale.

La sélection donnera également la priorité à la maximisation du nombre de systèmes scolaires nationaux représentés par les participants retenus et à un équilibre viable entre les niveaux CITE et les compétences linguistiques afin de permettre des ateliers coopératifs pendant l’expérience de formation. La procédure de sélection peut également inclure une interaction orale en ligne afin de mieux évaluer les candidats.

Du 7 au 9 juillet : l’école d’été de Multiscale EU à Novedrate

L’école d’été du projet Multiscale EU se déroulera de jeudi à samedi prochains (7-9 juillet 2023) à Novedrate, dans le siège principal de l’Université eCampus, avec la participation d’enseignants de tous niveaux scolaires provenant de 6 différents pays de l’UE: Portugal, Roumanie, Pologne, Italie, Espagne, France.

Mme Ulrike Guerot, Directrice du European Democracy Lab, interviendra en ligne le dimanche, dans la session conclusive, pour discuter avec les coordinateurs du projet Francesco Pigozzo et Daniela Martinelli, et avec les participants, sur la situation actuelle dans la construction de l’unité européenne.

Citoyenneté et identité à La Colle-sur-Loup

Les 29 et 31 mars derniers, notre Commune, avec le Collège Yves Klein et l’école élémentaire Noël Lanza, ont accueilli une délégation de l’Istituto Comprensivo « Viale Legnano » de Parabiago (Milan, Italie) et les chercheurs-formateurs Francesco Pigozzo et Daniela Martinelli, du Centre de Recherche CITOYEN·NE·S de l’Université eCampus, dans le cadre du projet de coopération à petite échelle Erasmus+ « Citoyenneté à plusieurs échelles et identités dynamiques », dont le réseau de partenaires inclut aussi l’Istituto Comprensivo « Thouar-Gonzaga » de Milan, l’Association Européenne des Enseignants – France et la Municipalité de Parabiago.

https://lacollesurloup-mairie.com/echange-citoyennete-et-identite/

Appel à candidatures : bourses pour enseignants – école d’été

UNE ÉDUCATION CIVIQUE À PLUSIEURS ÉCHELLES POUR L’ESPACE EUROPÉEN DE L’ÉDUCATION

La formation d’été « Une éducation civique à plusieurs échelles pour l’espace européen de l’éducation » offre une expérience éclairante et enrichissante pour repenser le programme scolaire et rénover les pratiques, les méthodologies et le matériel de classe dans tous les domaines disciplinaires et à tous les niveaux scolaires, à partir d’une perspective innovante sur la condition et l’action civique, qui renforce et revigore les approches « critiques » et « actives » de l’expérimentation pédagogique du XXe siècle.

Informations générales sur le cours

La formation d’été est soutenue par le programme Erasmus+ de l’Union européenne, dans le cadre du projet Jean Monnet de formation des enseignants « Multiscale EU« . Elle est ouverte aux enseignants en poste de tous les niveaux scolaires, de la CITE 1 à 4 (primaire, secondaire de 1er et 2nd cycle, post-secondaire non supérieur), et de tous les pays de l’UE. Le programme du cours est conçu pour favoriser des échanges avancés et une interaction engagée avec les conférenciers du cours et entre les participants eux-mêmes, le long d’un programme immersif de trois jours en présence qui permet également des activités supplémentaires dans le cadre magnifique et verdoyant du parc de Villa Casana à Novedrate, près du lac de Côme. Les activités du cours et l’hébergement des participants sont assurés par les structures de l’Université eCampus. Le cours adopte une politique délibérement « multilingue » : les langues de travail dépendront strictement des compétences des participants sélectionnés et viseront à valoriser toutes les ressources en matière de langue maternelle disponibles dans le groupe de participants. À l’issue de la formation d’été, vous recevrez un certificat attestant de votre participation. Voir ci-dessous pour un calendrier détaillé du programme de formation.

Procédure de candidature et bourses d’études

La formation d’été Multiscale EU recherche des participants de tous les pays de l’UE qui sont des enseignants en poste dans l’enseignement primaire, secondaire ou post-secondaire non tertiaire. Jusqu’à 20 bourses sont disponibles pour couvrir tous les frais de participation : les frais de voyage sont remboursés jusqu’à 200€, les frais de scolarité sont entièrement abolis, l’hébergement et la subsistance sont directement offerts sur le campus universitaire.

La soumission des candidatures est ouverte du 1er mars 2023 au 31 mai 2023 via ce formulaire en ligne (l’interface est en anglais mais chacun peut rédiger ses réponses dans une des langues officielles de l’UE). Les candidats seront informés de leur statut de boursier, de suppléant ou de non-boursier début mai.

La procédure de sélection est effectuée par l’équipe du projet européen Multiscale sur la base des critères suivants :

  • Admissibilité : les candidats doivent être des enseignants en poste au niveau CITE 1 à 4 dans l’un des systèmes scolaires et éducatifs nationaux de l’UE.
  • Volonté de questionner et améliorer ses propres compétences civiques, dans la pratique professionnelle et comme citoyen(ne).
  • Cohérence de la motivation personnelle avec les objectifs du projet européen Multiscale.

La sélection donnera également la priorité à la maximisation du nombre de systèmes scolaires nationaux représentés par les participants retenus et à un équilibre viable entre les niveaux CITE et les compétences linguistiques afin de permettre des ateliers coopératifs pendant l’expérience de formation. La procédure de sélection peut également inclure une interaction orale en ligne afin de mieux évaluer les candidats.

Initiatives de formation accréditées pour les enseignants en Italie

Pour les enseignants qui travaillent dans d’autres systèmes scolaires de l’UE : n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse citoyennes@uniecampus.it afin de nous soliciter à adapter nos initiatives à vos exigences formelles. Nous publions ici la version italienne de notre initiative « SOFIA » (plateforme officielle du Ministère de l’Instruction italien), qui est ouverte maintenant à tous/toutes ceux/celles qui parlent l’italien : « Per una educazione sostenibile: laboratori di cittadinanza multiscalare« .

Vincent Mignerot : sortir de la zone de comfort

Francesco Pigozzo et Daniela Martinelli ont posé les questions suivantes à Vincent Mignerot : nous publions ici ses réponses dans l’original français. Lisez ici la traduction italienne, introduite et commentée par les intervieweurs, qui a été publiée par Rinnovabili.it.

Quelles connexions et quelles contradictions envisagez-vous dans votre vie concrète entre ce qui vous occupe en tant qu’individu (travail, recherches, passions, obsessions…) et ce qui vous préoccupe en tant que membre de plusieurs collectivités humaines à plusieurs échelles, du local au global ?

L’écologie, c’est étudier l’histoire des interactions des êtres vivants avec leur milieu. Appliquée à l’espèce humaine, c’est comprendre que ses aptitudes, acquises au fil de leur évolution, ont enclenché un mouvement ancien, s’accélérant, de dégradation des capacités de la biosphère à offrir la vie. Aujourd’hui, l’état de la planète interroge sur la possibilité d’une sixième extinction de masse, dont l’humanité elle-même pourrait ne pas réchapper.

Être humain et étudier l’écologie c’est alors devoir composer avec ses propres facultés, avec son propre impact sur le milieu naturel.

Le plus souvent l’esprit facilite la segmentation du réel, procure l’illusion que l’individu est une entité indépendante de l’ensemble des liens qui définissent le monde. L’écologie contrarie l’illusion : elle oblige à prendre en considération certains agencements de la réalité qu’il est plus agréable d’occulter. S’extraire intentionnellement de sa zone de confort émotionnel engendre des tensions, une certaine dissonance est inévitable.

Pour ma part, étudier la complexité de l’existence a eu pour conséquence qu’une part de ce qui me constitue psychiquement reste au-dehors, hors de la sphère protectrice qui définit ma subjectivité. Je perçois, ressens, éprouve en permanence que quelque chose d’autre à moi-même, d’extérieur, m’impose ses règles, son diktat.

Mes plaisirs ne sont plus aussi légers, aussi insouciants qu’autrefois. Je dois en permanence être précautionneux avec mon entourage, dont je dois respecter les défenses, sans quoi le dialogue ne serait plus possible. Je dois autant que possible réduire mes revenus et ma consommation, sans pour autant me fragiliser trop ou fragiliser mes proches. La prise de conscience des contraintes qui régissent mon existence et celle de tous, l’acceptation de mes contradictions, des limites de mes capacités à « faire changer les choses » accroît sans doute quelques frustrations. Mais elle rend dans l’ensemble ma vie considérablement plus cohérente et sereine, conditions nécessaires afin d’être au mieux disponible pour la pensée et l’action collectives.

“Si tout le monde agissait ainsi, personne ne pourrait agir ainsi“. “Si nous continuons à agir ainsi, bientôt nous ne pourrons plus agir ainsi”. Quelles réalités ces deux phrases vous évoquent-elles ?

Il est parfois mal vu de rappeler que l’espèce humaine est avant tout une espèce vivante, dont les sociétés constituent des écosystèmes à part entière, régis par des règles tout à la fois issues de l’histoire de la vie sur Terre et des constructions culturelles qui singularisent cette espèce. Il paraît important de rappeler que l’humanité ne peut pas rompre ses liens de dépendance avec son milieu, qu’elle exploite de façon si spécifique, ni fonctionner elle-même sans prendre en considération que ses interactions avec ce milieu influencent aussi son organisation interne.

Il faut pouvoir repenser que l’humanité constitue un « nous », c’est-à-dire une communauté de vivants dotés des mêmes capacités potentielles d’exploitation dérégulée du milieu. Même si tous les humains n’ont pas toujours opéré cette dérégulation, ni hier, ni aujourd’hui, c’est bien ce « nous », dans son entier, quoi que l’humanité pense d’elle-même, qui pourra subir les limites du caractère exceptionnel de son adaptation. Une division conceptuelle arbitraire faite de catégories d’humains qui seraient censés fonctionner intrinsèquement différemment des autres – en bien ou en mal – est susceptible d’engendrer des tensions sociétales considérables, que divers obscurantismes sont assurément déjà prêts à récupérer.

Nous devons admettre que notre action, en soi, est porteuse d’un risque potentiel, quelque humain que nous soyons. Nous allons devoir composer, ensemble, avec une emprise sur le milieu qui emportera toujours avec elle, peu ou prou, une part de l’avenir de tous. Nous devons en être conscient, justement, afin de tempérer au mieux l’action collective.

Les problèmes de la “durabilité” écologique, économique, sociale et culturelle de la civilisation humaine deviennent enfin visibles à toutes et tous – pourtant, on retarde et on embrouille encore la prise de décisions collectives conséquentes à accomplir : n’est-ce peut-être pas que l’organisation politico-institutionnelle humaine elle-même n’est pas durable ?

Il n’est pas sûr que les stratégies d’évitement que nous observons aujourd’hui soient inédites. L’esprit humain semble doté de capacités qui lui sont peut-être exclusives, en tout cas exploitées par elle comme aucune autre espèce : la capacité au déni, d’une part, au rejet de responsabilité d’autre part. Nous sommes également enclins à croire plus fermement aux histoires que nous nous racontons qu’en la réalité que nous percevons. De plus, nous avons souvent tendance à raisonner à rebours : nous décidons du résultat que nous désirons obtenir – par exemple la croissance infinie, la réduction des émissions de CO2 ou une transition énergétique – et nous énonçons ensuite les récits qui seraient susceptibles de mener à ces résultats.

Tout au long de notre histoire nous aurions dû, et nous devrions désormais, avant d’engager une action collective ne rien dénier, ne rien rejeter, travailler par hypothèse et n’investir que les actions qui garantiraient n’exposer à aucun risque. Mais la stratégie de la prudence, l’application stricte du principe de précaution sont sans doute incompatibles avec les intérêts adaptatifs de court terme de l’humanité…

Nos errances contemporaines ne proviendraient alors pas d’un phénomène nouveau, d’une organisation politique spécifique, de stratégies particulièrement agressives de marketing vert ou de lobbying industriel. Nous devons envisager que ce que nous vivons aujourd’hui est le résultat d’un processus évolutif très ancien. L’humanité, parce qu’elle préfère développer des croyances qui servent ses intérêts immédiats, n’était peut-être pas durable dès son apparition.

SVP aidez-nous, en réfléchissant à votre expérience, à construire une réponse collective à la question suivante : qu’est-ce qu’il faut absolument qu’un être humain sache et apprenne à faire aujourd’hui ?

L’écologie, c’est découvrir un monde à la fois absurde et cynique. Cynique, parce qu’absurde. Aucun humain – aucun être vivant – ne peut sincèrement désirer admettre que les possibles ne sont disponibles qu’en quantité finie. Qu’il y aura une fin. Pour chacun, pour tous, sans garantie que l’après se souviendra, d’une façon ou d’une autre, de l’avant.

Le plus important semble alors de lutter contre l’absurdité. Contre le fatalisme qu’elle peut faire préférer. Mais justement, l’acceptation de la fatalité n’est pas un fatalisme. L’humain n’est pas parfaitement souverain dans ses décisions. Personne ne décide seul ni de sa vie ni de celle des autres, chaque décision est toujours le résultat complexe d’injonctions et contraintes contre lesquelles personne ne peut rien : les principes de la thermodynamique, la sélection naturelle, la longue histoire du développement des techniques, des cultures et des récits politiques, les circonstances immédiates elles-mêmes.

Accepter la fatalité ça n’est pas une résignation, c’est se réconcilier avec la marge de manœuvre, aussi réduite soit-elle, dont chacun dispose réellement. L’acceptation protège contre les fantasmagories, les illusions, minimise le risque d’erreur concrète.

Comprendre que chacun est toujours avant tout le résultat d’un processus évolutif qui le dépasse, qui dépasse l’humanité entière est à mon sens nécessaire afin de désinvestir la plus inquiétante des stratégies que nous sommes capables d’investir lorsque nous préférons ne pas accepter une situation : la désignation arbitraire de coupables. Il semble important de cheminer vers une « responsabilité autonome ». Nos choix sont bien le résultat de processus complexes, ils ne trouvent pas leur origine chez un autre humain ou un groupe d’humains particuliers. Nous devons assumer par nous-mêmes d’être traversés par des forces sur lesquelles nous n’avons pas de prise. Accepter, finalement, d’être le seul porteur de ses propres contradictions et ainsi retrouver le commun, tous les humains devant toujours se confronter à leurs contradictions.

4 mai : réunion officielle de démarrage pour le projet Multiscale EU

The kick-off meeting of the Jean Monnet Teacher Training project Multiscale EU will take place on May 4th, both in Novedrate and online in order to reach out to all associate partners in the EU.

The meeting will last the whole day but its schedule will allow for specific meeting slots with single partners who are just involved in the implementation of single activities.

For more information please write to the project coordinator: francesco.pigozzo@uniecampus.it

Une recherche et action expérimentale entre France et Italie

Entre le 1er avril 2022 et le 31 mars 2024 se déroule un projet de coopération « à petite échelle » dont notre Centre de Recherche a été le promoteur depuis sa conception, avec les travaux pédagogiques et la participation active de Daniela Martinelli et Francesco Pigozzo au coeur des initiatives de formation, de recherche et d’expérimentation dont bénéficient quatre établissement scolaires (deux autour de Milan, deux tout près de Nice), le réseau français de l’AEDE et les municipalités des territoires concernés.

Le but fondamental du projet est celui de partager, d’élargir et de développer ultérieurement, dans un cadre de coopération transnationale avec plusieurs communautés scolaires, la réflexion et l’expérimentation sur l’éducation civique « à plusieurs échelles » au niveau de l’école primaire et du collège.

Face à un monde de plus en plus complexe et changeant, il est urgent de mettre au cœur de toute recherche et pratique éducative le besoin de:

•Développer la conscience de la relativité et de l’ouverture dynamique et anti-hiérarchique de toute appartenance identitaire.

•Accroître la compréhension de et la capacité d’agir sur et dans chacun des cadres institutionnels qui, à plusieurs échelles territoriales, organisent notre vie civique.

•Faire de l’école la place où on apprend à relever, partager, discuter, étudier, aborder – à partir du contexte réel de la classe – ce qui fait collectivement «problème» et qui fonde, par conséquent, la nécessité de négocier, de délibérer, d’agir, de se donner des buts, des règles et des valeurs ensemble.